Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Conseiller Municipal Les Républicains  de la ville de Cognac et Conseiller Communautaire de Grand Cognac

Noël BELLIOT - Cognac d'abord !

Conseiller Municipal Les Républicains de la ville de Cognac et Conseiller Communautaire de Grand Cognac

"Ma femme a cru que j'étais mort"

com

BELLIOT 11Charente Libre 8 décembre 2011

Séquestration de Noël Belliot: «Ma femme a cru que j’étais mort»

Trois hommes cagoulés ont séquestré Noël Belliot, élu d'opposition à Cognac, mardi soir à son domicile de Châteaubernard pour voler le solitaire que portait sa femme.

Hier après-midi, Noël Belliot affichait un visage calme. Pourtant, la veille au soir, le conseiller municipal d'opposition de Cognac a été victime d'un vol violent à son domicile de Châteaubernard. Il a été ligoté et séquestré durant deux heures par trois hommes cagoulés venus avec un but précis: dérober le solitaire de sa femme, l'avocate Catherine Briaud-Belliot.

Il est 17 heures mardi soir quand Noël Belliot rentre chez lui, rue de Bellevue à Châteaubernard. Il s'installe dans son bureau au sous-sol de la maison. Vers 18 heures, il entend du bruit; ses deux chiens aboient. «Je ne me suis pas méfié. J'ai aussi des chats. Parfois ça se chamaille.» Il finit par monter l'escalier. «J'ai vu un homme cagoulé. Avant que j'aie pu faire le moindre geste, il m'a ceinturé. Un deuxième homme est arrivé. Ils m'ont jeté sur le canapé dans l'entrée de la maison. Ils m'ont donné quelques claques, sans doute pour m'intimider», raconte-il d'un ton posé.

La maison mise à sac

Cagoule, veste et chaussures noires, les deux malfaiteurs allongent Noël Belliot sur le ventre, arrachent des fils électriques pour lui lier les mains dans le dos. Puis c'est au tour des pieds. Ils le prennent par les épaules et le poussent dans le salon. Ils ouvrent le portail télécommandé pour permettre à un troisième complice d'entrer.

«Ils m'ont demandé où étaient l'argent et le solitaire de ma femme. Visiblement, ils venaient spécialement pour cet objet. C'est une bague de grande valeur qu'elle tient de sa mère», raconte la victime avec force détails. Comme souvent, Catherine Briaud-Belliot porte le diamant à son doigt ce jour-là. Les malfrats décident d'attendre son retour.

«Je suis resté avec celui qui avait l'air d'être leur chef pendant que les autres ont fouillé la maison. Ils étaient constamment dans l'intimidation, mais sans violence», décrit l'élu, qui a gardé son calme durant l'heure et demie de sa séquestration. Sans ménagement, les hommes forcent les tiroirs, renversent les meubles, fouillent les armoires. «Le temps a passé. On a discuté de plein de choses, cela a un peu détendu l'atmosphère.»

Le meneur lui demande sa profession, s'étonne d'être face à un élu. Il lui fait remarquer sa ressemblance physique avec Claude Guéant et partage avec lui son admiration pour Charles Pasqua. «En revanche, il connaissait ma femme. Ils m'ont dit qu'elle était une bonne avocate. Ils ont peut-être remarqué sa bague pendant une de ses plaidoiries», avance Noël Belliot, comme un début d'explication à l'acharnement de ses geôliers. Vers 19h40, un crissement de pneus signale l'arrivée de son épouse. Branle-bas de combat dans le salon, toujours plongé dans l'obscurité. «L'un d'eux m'a mis une main sur la bouche pour que je ne puisse pas crier.»

«Ma femme a cru que j’étais mort»

La quinquagénaire n’a pas le temps de fouler le seuil de la maison qu’un des cambrioleurs se jette sur elle et la fait asseoir sur une chaise. «On a eu la peur de notre vie. On ne sait jamais. Ça peut toujours déraper. Comme je ne bougeais pas, ma femme a cru que j’étais mort, elle a paniqué.» Catherine Briaud-Belliot essaie de cacher son diamant, sans succès. Un des voleurs le lui arrache pendant qu’un autre la jette par terre pour la ligoter. «Ils nous ont attaché les jambes ensemble», se souvient son mari. Leur précieux butin empoché, les agresseurs se faufilent dans le jardin et disparaissent dans la nuit.

À 20h05, la police de Cognac arrive sur les lieux, vite épaulée par le SRPJ de Limoges. Ces derniers ratissent la maison jusqu’à 3 heures du matin. «De toute façon, on n’a pas dormi. Au moindre craquement, on dressait l’oreille.» Hier, les policiers étaient encore à la recherche d’indices.

«Tout est sens dessus dessous. Ils n’ont pris que de petits objets comme des bijoux, un caméscope, un ordinateur, mais on ne peut pas encore en chiffrer la valeur.»
Les tableaux, l’électroménager et les voitures n’ont pas bougé. «Ils venaient vraiment pour la bague, comme s’ils agissaient pour un commanditaire. C’est étrange! Ils n’avaient pas repéré les lieux, d’autant qu’avec ma femme, on n’a pas d’horaires fixes.»

Comment sont-ils entrés? Si la porte était ouverte et l’alarme débranchée, le portail, lui, était verrouillé. «Ils ont sans doute escaladé le muret. Il n’y avait pas de boue sur leurs chaussures. Ils ne sont sans doute pas passés par le bois à l’arrière de la maison», analyse le sexagénaire. À l’heure de sortie des bureaux, la rue de Bellevue supporte un trafic important et plusieurs maisons jouxtent celle des Belliot. Les trois hommes semblaient communiquer par talkie-walkie avec un quatrième complice resté à l’extérieur.

Choqué, le couple a été entouré par ses enfants et a reçu plusieurs messages de soutien de la part de collègues et d’amis. Leur médecin leur a, à tous deux, délivré un arrêt de travail de trois jours. «On a l’impression que ça n’arrive qu’aux autres, mais non...»

Print
Repost

Commenter cet article