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Conseiller Municipal Les Républicains  de la ville de Cognac et Conseiller Communautaire de Grand Cognac

Noël BELLIOT - Cognac d'abord !

Conseiller Municipal Les Républicains de la ville de Cognac et Conseiller Communautaire de Grand Cognac

Chais Monnet acte 2 "Les pigeons à la mode CELA"

com

Le 5 octobre 2009 nous avons validé, sur la base d’une étude commandée et pigeonspayée par la ville à la Société MALIVA Ingénierie, le principe de la réalisation sur le site du chai Monnet d’une résidence de tourisme et autorisé le Maire à signer un compromis de vente avec la Société TERRIADE.

Je tiens  à  rappeler le soutien du groupe d’opposition lors de la présentation de ce projet  considérant  l’intérêt que présentait un tel équipement pour  la ville et notre territoire. Un investissement chiffré à plus de 40 M€ H.T comprenant :

·         Une résidence de 280 lots (1680 lits)

·         Un appart-hôtel 3 étoiles de 60 chambres

·         Un restaurant / bar d’une capacité de 300 personnes

·         Un équipement aqua-bien-être avec Spa, balnéo, remise en forme

·         Six salles de séminaire

L’ensemble sur 25.000 m2. L’activité devant générer à l’horizon 2015 : 162 emplois et 367.920 nuitées. Un projet magnifique, que certains qualifiaient déjà de  trop beau pour être vrai.

9 mois après ce vote, force est de constater que les réserves que nous avions émises à l’époque s’avèrent, aujourd’hui, d’actualité

En effet, nous nous étions étonnés de vous voir signer ce compromis avec une société écran au lieu d’une des nombreuses filiales du Groupe CELA. Vous aviez répondu, alors,  que le Groupe CELA s’appuyait sur les compétences et le savoir faire de TERRIADE. Cette dernière jouant pour CELA le rôle d’aménageur et de développeur. Nous vous avions fait observer que les compétences et le savoir faire était de fraiche date dans la mesure où la Société, au capital de 1000 euros, avait été créée,  pour la circonstance, le 5 mai 2009.

Il est vrai que son Président, Jean-Yves PIERRE intervenait déjà dans les mêmes conditions pour CELA au nom d’une autre société  « AVA et P2I » pour le projet de centre thermal à St Jean d’Angely…… dont on connait la suite et la fin.

Nous étions et sommes toujours surpris du peu d’engagement et de transparence du groupe CELA. Le seul élément fourni, jusqu’à présent, est en fait, un simple courrier adressé au Maire de Cognac par lequel le Président de CELA FINANCES atteste qu’un contrat liant sa société  et la Société TERRIADE a été signé le 26 février 2010 sans pour autant, et malgré vos demandes,  en fournir le détail, ce qui de toute façon ne l’engage en rien vis-à-vis de la ville. Si l’on ajoute :

·         l’absence de dépôt de garantie, pourtant d’usage dans les compromis de vente

·         des engagements à sens unique  

·         des indemnités forfaitaires factices proposées par TERRIADE qui se résument à l’abandon au profit de la ville, des seuls documents établis et obtenus pour la réalisation de son projet. Autant dire RIEN

Mois après mois nous allons de surprise en surprise, de déconvenue en déconvenue

 

Dès janvier 2010 nous avons dû accepter de reculer les principales dates butoirs

Début juin, après un long silence et notre intervention lors du Conseil Municipal du 27 mai, nous avons appris par la presse que le PDG du Groupe CELA était venu à Cognac  pour recadrer le dossier, nous en découvrons aujourd’hui les effets, et, plus surprenant  pour se renseigner sur l’avancée des projets privés et publics :

·         Projet MARTELL pour lequel Lionel BRETON a rappelé récemment que les projets MARTELL et CELA « se sont croisés à un moment, mais que c’était complètement fortuit »

·         Projet de complexe aqualudique porté par la CDC. C’est d’ailleurs à cette  occasion que l’on a appris que l’équipement phare du concept CELA, son centre aqua-bien-être avec spa, balnéo, remise en forme était définitivement abandonné et qu’à la place, il y aurait un système de navette de bus à partir du centre-ville pour rallier le futur complexe aqualudique, alors même que les élus communautaires n’ont jamais eu à délibérer sur un tel projet  situé aux Vauzelles

A croire que le Maire de Cognac et le Président  de la CDC sont désormais aux ordres de CELA et que les investissements se font en fonction de cette future, hypothétique, résidence de tourisme

Aujourd’hui vous nous proposez un nouvel avenant qui dénature et remet  en cause l’équilibre du projet.

En outre et surtout, plus les délais se prolongent et plus le projet se réduit.

La 1ere tranche se résume désormais à :

·         L’aménagement en résidence de tourisme des chais A et B soit 93 lots sur les 280 initialement prévus

·         L’aménagement du chai cathédrale et quelques aménagements d’accompagnement minimes

L’ensemble sur seulement 8500 m2 au lieu des 25.000 m2  initialement prévus, ce qui ramène le projet et l’engagement d’investissement de CELA à 10 M€ contre 44 M€ prévus à l’origine 

Disparition de l’appart-hôtel 3 étoiles de 60 chambres, de l’équipement aqua-bien-être.

Et quid de la piscine, de la maison Monnet ……. ?

Enfin aucune indication concernant les éventuelles 2ème et 3ème tranches du projet de plus en plus hypothétiques.

Il figure également dans le compromis de vente, toujours au titre des  conditions suspensives, une aide à l’investissement privé que TERRIADE doit obtenir avant le 30/12/2010 au profit de CELA auprès des collectivités locales d’un montant minimum de 400 K€ et ce dans le cadre des aides publiques compatibles d’un montant limité (ACML) institué par le plan de relance qui prend fin le 31/12/2010. Nous voulons savoir où en est TERRIADE sur ce point précis ?

Au delà de ces modifications très substantielles nous voulons vous faire part de notre inquiétude vis à vis de CELA et des résidences de tourisme en général.

 

En effet, les atouts de l'investissement en résidences de tourisme ont été ternis par la multiplication des défaillances des exploitants dont le rôle est décisif

En deux ans près d’une quinzaine d’exploitants a été placée en redressement judiciaire : les promoteurs et les officines de défiscalisation restent les seuls bénéficiaires de ces dispositifs.

Ils vendent  très cher les appartements, pour un prix généralement 20 à 30 % au-dessus du prix normal en utilisant la défiscalisation comme principal argument de vente.

Ensuite les ennuis commencent pour l'exploitant qui doit verser tous les trimestres des loyers trop élevés aux investisseurs. Et le paiement des loyers s’arrête.

C'est une catastrophe pour les propriétaires qui avaient bâti un plan de financement sur la base des loyers "garantis" par le promoteur-exploitant. Les loyers deviennent alors insuffisants pour faire face aux échéances de l'emprunt contracté.

Les différents contacts que nous avons pu avoir ces dernières semaines montrent que le Groupe CELA n’échappe pas à ce genre de mécanisme

Il apparait que la Ste GT VACANCES filiale à 100% de la holding CELA FINANCES, dont Jean GARSAU est également le PDG, qui exploite les résidences de tourisme éprouve des difficultés à honorer les contrats et accumule les retard de paiement des loyers. Les propriétaires lésés se constituent en association de défense. Certains animent des blogs sur internet. Des centaines de personnes sont concernées.

J’ai évoqué cette situation lors de la dernière réunion du groupe de suivi le 14 juin dernier évoquant la caution qu’apportait la ville à ce type d’opération.

Patrick SEDLACEK a d’ailleurs confirmé que vous étiez au courant de cette situation et que vous aviez interrogé le Groupe CELA à ce sujet !

Aussi beaucoup trop d’incertitudes, beaucoup trop de questions qui restent sans réponses  montrent que l’étude de faisabilité d’origine est sans commune mesure économique avec le projet de CELA à ce jour.

 

Aujourd’hui l’opposition a le ferme sentiment que la majorité s’est fait manipuler par un Groupe qui a pourtant fait ses preuves dans la légèreté de ses promesses, sans s’entourer d’un minimum de précautions dans les garanties indispensable pour ce type de projet.

 

En effet, vous subissez le bon vouloir d’un Groupe qui, pour l’instant n’a pas engagée un seul centime d’euros contrairement à la ville qui elle a déjà voté et engagé, contre notre avis, 300.000 € d’investissements directement liés au projet lors du budget 2010

De fait, la ville porte un terrain de 1,8 M€ financé par emprunt obstruant les capacités budgétaires de la ville au détriment de nos concitoyens

 

Vous comprendrez que dans ces conditions nous ne pouvons et ne voulons pas voter favorablement ce nouvel avenant.

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