Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Conseiller Municipal Les Républicains  de la ville de Cognac et Conseiller Communautaire de Grand Cognac

Noël BELLIOT - Cognac d'abord !

Conseiller Municipal Les Républicains de la ville de Cognac et Conseiller Communautaire de Grand Cognac

"Ces hommes voulaient le solitaire de ma femme"

com

BELLIOT 11 SOSud Ouest 09.11.2011

 

« Ces hommes voulaient le solitaire de ma femme »

Trois hommes cagoulés ont ligoté, mardi soir, Noël Belliot, élu de l'opposition, et son épouse avocate Catherine Briaud-Belliot, à leur domicile de Châteaubernard.

 

Depuis son agression mardi soir, à son domicile de Châteaubernard, Noël Belliot, élu de l'opposition municipale de Cognac, est happé par des messages de sympathie. À chaque fois, il raconte son calvaire long de deux heures.

Durant tout ce temps, il est resté ligoté dans le salon de sa propre maison, en compagnie de trois hommes cagoulés qui attendaient l'arrivée de son épouse, Catherine Briaud-Belliot, avocate.


 Elle-même a eu les mains et pieds liés après que les agresseurs, auteurs de ce qu'on appelle un home- jacking, ont dérobé la précieuse bague qu'elle portait. Pour Noël Belliot, inspecteur conseil en assurance, il ne fait aucun doute que cette agression répondait àun contrat sur ce solitaire de très grande valeur que Me Briaud-Belliot tenait de sa mère.

« Un gars m'a ceinturé »

Hier matin, les époux ont chacun reçu un arrêt maladie de deux semaines, le temps de commencer à évacuer le choc. Quarante-huit heures après les faits et après « deux nuits sans sommeil », Noël Belliot confiait vivre « un contrecoup ».

Il raconte sa soirée de mardi : « Je suis arrivé du travail à 17 heures. Je suis allé dans mon bureau au sous-sol. Vers 18 heures, j'ai entendu un de nos deux chiens qui aboyaient. Je suis monté à la cuisine. Là, je suis tombé nez à nez avec un gars, qui m'a ceinturé. »

Un deuxième homme lui assène des claques et un coup derrière la tête. Poussé dans l'entrée, Noël Belliot est alors immobilisé, le front au sol, les mains liées dans le dos. Il est ensuite installé dans le salon. « Où est le solitaire de ta femme ? », questionne l'un des deux agresseurs, qui cherchent aussi des lingots d'or et un coffre.

« L'un deux m'a demandé la télécommande de la maison. Un troisième complice est entré par le portail », détaille Noël Belliot, qui n'a entendu aucun bruit de moteur.

À nouveau interrogé sur l'heure d'arrivée de son épouse, Noël Belliot avance un 19 h 15, oubliant que sa femme avait une réunion au club d'aviron de Cognac.

Les trois malfrats patientent, dérobent de nombreux bijoux de famille, un ordinateur, un caméscope. Le butin ainsi amassé semble rémunérer les « deux petites frappes » qui accompagnent celui que Noël Belliot a vite détecté être le chef. Une conversation s'installe. Le chef lui demande ce qu'il fait dans la vie. « Il ne savait pas qui j'étais. Quand je lui ai dit que j'étais à l'UMP, il m'a répondu : "alors ça va, on n'aime pas le PS et le FN". » Le leader va jusqu'à trouver à sa victime un air de ressemblance avec Claude Guéant. Les deux hommes dissertent sur Charles Pasqua.

19 h 15 finit par arriver et la nervosité grandit. « Plus le temps passait, plus j'avais peur. À 19 h 40, j'ai entendu le portail s'ouvrir. Le "petit" m'a mis la main sur la bouche. »

À peine entrée, Catherine Briaud-Belliot est assise de force. « On croit que c'est la fin… », témoigne-t-elle. « Je leur ai dit : "Tuez-moi tout de suite !". Quand j'ai vu mon mari, j'ai cru qu'ils l'avaient torturé, il était sur le canapé, la tête baissée. Avant qu'il ne parle, il y a eu un moment. Dans ces cas-là, les minutes sont longues. » Un des hommes cagoulés lui arrache le solitaire. « On sait que vous être une très bonne avocate », lui lâche un agresseur.

Les trois hommes ligotent Catherine Briaud-Belliot, l'allongent à côté de son mari et leur lient les jambes. Les trois hommes disparaissent. Le couple parvient à se libérer de ses liens et appelle la police. Il est 20 heures.

L'enquête a été confiée au SRPJ de Limoges et au commissariat de police nationale de Cognac. Relevés d'indices et enquête de voisinage vont laisser place à d'éventuels rapprochements avec d'autres home-jacking.

 

Avril 2011, Magnac-sur-Touvre

En plein après-midi, trois hommes cagoulés entrent dans une maison de Magnac-sur-Touvre. Sa propriétaire, âgée de 78 ans, est présente. L'un des hommes brandit une arme de poing. La dame remettra argent, bijoux et les clés de la voiture.

Mars 2011, Angoulême

Le 3 mars, Bernard Lippi et son épouse sont agressés et volés à leur domicile d'Angoulême. En juin, huit hommes, soupçonnés d'avoir commis ce home-jacking mais aussi celui de Magnac-sur-Touvre, ont été mis en examen. Les faits imputés concernent également des cambriolages. Un neuvième suspect a été mis en examen en août.

Décembre 2009, Cognac

À 9 heures du matin, deux hommes cagoulés pénètrent dans la boutique du cognac Roullet-Fransac, rue de Galienne, à Cognac. Françoise Roullet est alors ligotée par deux hommes cagoulés. Des bijoux et des espèces seront dérobés.

Print
Repost

Commenter cet article