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Noël BELLIOT - COGNAC

Chais Monnet acte 5 "La Cathédrale"

31 Janvier 2011 , Rédigé par BELLIOT NOEL Publié dans #Chais Monnet

Chai la cathédraleCourrier adressé le 31 janvier 2011 à Monsieur Jean-Paul GODDERIDGE,

 

Monsieur le Directeur Régional des Affaires Culturelles de Poitou-Charentes,

Je fais suite à mon entretien du 8 novembre dernier avec Madame Manon HANSEMANN, Architecte des Bâtiments de France de Charente ainsi qu’a l’échange de mail, de même date, avec Monsieur Pierre CAZENAVE, Conservateur régional des Monuments Historiques,  au sujet de la protection des Chais Monnet à Cognac et plus particulièrement du Chai dit « la Cathédrale » qui se trouve aujourd’hui  menacé dans sa conservation.

Pour mémoire, les Chais Monnet  construits entre 1838 et 1849 sur un site de 2,5 ha, sont situés 48 à 52 avenue Paul Firino Martell, au cœur de la ville de Cognac. L’ensemble est composé de  bâtiments industriels, chais dont le remarquable « Grand Chai des foudres » dit « la cathédrale », tonnellerie, atelier de fabrication, bureaux, conciergerie et maison du négociant.

Les chais Monnet, acquis par la ville de Cognac en 2006 à la société Hennessy, figurent à l’inventaire général du patrimoine culturel national. Cet ensemble unique, à l’architecture remarquable, présente, par sa spécificité et son unité,  un intérêt public majeur d’autant que le site porte le nom de Jean Monnet, né à Cognac, ancien négociant et l’un des pères fondateurs de la construction européenne.

En novembre 2006, la municipalité précédente avait entrepris l’élaboration d’une Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager.

Ces travaux, repris par l’actuelle municipalité, se sont achevés le 2 décembre 2009, sans pour autant  aboutir à la validation d’un règlement définitif.

Par ailleurs, la précédente municipalité avait engagée une procédure de classement des Chais Monnet auprès de votre Direction Régionale des Affaires Culturelles.

Après les élections municipales de mars 2008, la D.R.A.C à demandé à la ville de Cognac de lui fournir un certain nombre de documents pour finaliser l’instruction du  dossier de classement, ce à quoi  la nouvelle municipalité a signifié, en juin 2008, ne pas vouloir donner suite à cette  demande.

Depuis, la ville de Cognac a signé un compromis de vente avec un promoteur, agissant pour le compte du Groupe CELA, avec pour projet de créer un  complexe touristique, d’affaires et résidentiel dans le cadre de la Loi de défiscalisation Bouvard / Scellier Meublé LMNP.

Ce compromis a déjà fait l’objet de trois avenants dont l’un, en date de juillet 2010,  au terme duquel le Groupe CELA a exigé que la ville de Cognac  reporte, au 1er septembre 2011,  la mise en place de sa  Z.P.P.A.U.P afin de s’exonérer de toute contrainte réglementaire.

Devant l’émoi provoqué par cette décision inique le promoteur a changé de stratégie et fait marche arrière en donnant l’impression d’accepter la plupart des demandes formulées par Madame HANSEMANN, sans pour autant oublier de rappeler  que rien ne l’oblige à travailler avec l’architecte des bâtiments de France pour les aménagements intérieurs.

Outre les difficultés financières que rencontre le Groupe CELA à travers sa principale filiale GT VACANCES et  après l’abandon de ses trois derniers  projets,  le Centre Thermoludique de Sylvanès, le Centre Thermal à Saint Jean d’Angely ou encore  l’aménagement des Lacs de Haute Charente,  le Groupe CELA  fait, désormais, l’objet d’une grande défiance et apparaît, pour beaucoup, comme un promoteur sans scrupule qui ne respecte pas ses engagements.

Comment dès lors lui confier les clefs des Chais Monnet sans protéger le site.

Enfin, le Maire de Cognac  a indiqué, courant décembre, que le Chai cathédrale faisait l’objet d’importantes infiltrations et qu’une pierre s’étant détachée un mur menaçait de s’écrouler. Sachant par ailleurs que si le projet du Groupe CELA devait aboutir, malgré tout, les travaux ne seraient pas engagés, au mieux, avant 2013, la dernière mouture du compromis de vente ne prévoyant pas la signature de l’acte authentique et le paiement du terrain avant le 30 septembre 2012.

Aussi, considérant que le maintien de notre patrimoine industriel constitue un enjeu majeur, que le chai dit « la cathédrale » est menacé d’altération imminente voir de disparition, j’ai l’honneur de solliciter, par l’intermédiaire de vos services et de Monsieur le Préfet de région, Monsieur le Ministre de la culture et de la communication afin qu’il puisse prendre une décision d’instance de classement permettant à vos services de mettre en œuvre la procédure normale de classement.

Je vous remercie, par avance, de la suite que vous voudrez bien donner à ma demande et vous prie de croire, Monsieur le Directeur Régional des Affaires Culturelles, à l’expression de mes respectueuses salutations.

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Chais Monnet acte 4 "CELA met aux thermes Sylvanès"

25 Janvier 2011 , Rédigé par BELLIOT NOEL Publié dans #Chais Monnet

Sylvanes.jpgConseil municipal du 25 janvier 2011

Lors du conseil  municipal, de décembre dernier, nous pensions que GT VACANCES, principale filiale et gestionnaire des résidences du Groupe CELA, avait déposé, volontairement, son bilan comme mesure de gestion.

Cette information s’avère inexacte. La mise en redressement judiciaire a, en fait,  été obtenu sur assignation de 87 copropriétaires de la seule résidence de tourisme « Les Terrasses d’Isola » suite à une ordonnance de référé rendue par le Tribunal de Grande Instance de Nice du 7 octobre 2010 pour une créance, qui semble pourtant modeste, d’environ 100 K€ à laquelle GT VACANCES n’a pas pu faire face malgré plusieurs saisies attributions d’huissier de Justice restées infructueuses.  

Outre,

·         la prolongation de la période d’observation qui prendra fin le 17 mai 2011,

·         la perte de la garantie dont bénéficiait GT VACANCES au titre des transactions sur immeubles et fonds de commerce de la Société de caution mutuelle la « Caisse de garantie de l’immobilier »,

·         les 360 K€ de dividendes versées aux actionnaires par GT VACANCES seulement quelques mois avant son dépôt de bilan, et alors même qu’elle ne paie plus les loyers des copropriétaires de ses résidences.

Nous allons de surprise en surprise !

En effet, nous avons découvert un nouveau dossier qui apparaît en tous points similaire de celui des Chais Monnet.

Il s’agit du projet d’un « Centre Thermoludique » à Sylvanès, petit village de 117 habitants, situé dans le sud de l’Aveyron qui est renommé pour son abbaye cistercienne, classée monument historique, et son festival de musique sacrée.

L’activité thermale existe, à Sylvanès, depuis l’époque gallo-romaine mais c’est véritablement au XIXe siècle qu’elle a pris son essor avec un âge d’or situé de 1850 à 1940. Cependant, l’agrément médical perdu…….. La station devient une colonie de vacances.

En 2005, des investisseurs associés au sein de la société « Sylvaréal » font part de leur intention de créer en lieu et place des anciens thermes un centre de bien-être et de remise en forme avec hébergement.

Avec 100.000 visiteurs par an, l’idée de la relance de l’activité thermale pousse à la création d’un syndicat mixte qui récupère le site en mars 2006. Le comité de Massif donne son aval pour la création d’une unité touristique nouvelle dans la perspective d’une exploitation thermo-ludique.

Après moult péripéties le choix définitif se porte sur la société « SYLVAREAL » présidée par Jean GARSAU, PDG du Groupe CELA.

Le 1er juin 2006, un protocole d’accord est signé entre le Syndicat mixte des thermes de Sylvanès, la Communauté de Communes du Rougier de Camarès et la Sté Sylvaréal.

27 M€, complétés par 3 M€ de subventions, doivent être injectés à Sylvanès pour créer un centre thermo-ludique associant thermalisme et balnéothérapie,  axé sur le bien-être, la remise en forme et l’entretien des sportifs de haut niveau.

Au terme de 18 mois de travaux, la station devait ouvrir avec un centre thermoludique de 1432 m2, un hôtel 3 étoiles de 23 chambres, un restaurant de 350 m2 et une résidence touristique de 152 appartements, avec salles de séminaire et autres équipements de loisirs.

1.     Le permis de construire est obtenu.

2.     Une plaquette de commercialisation est réalisée à grands frais :

 

« Centre Thermoludique de Sylvanes »

Les partenaires de l’opération étant :

·         Maître d’ouvrage : SAS SYLVAREAL (PDG Jean GARSAU)

·         Gestionnaire : SAS GT VACANCES (PDG Jean GARSAU)

·         Architecte : Mathieu PUIG (architecte du projet de Cognac)

 

3.     La pose de la 1ère pierre (et unique) a été effectuée le 9 novembre 2007 par le Président du Conseil Général.

La société par Actions Simplifiée SYLVAREAL dont le siège social est à Malibu Village, route de perpignan 66140 CANET EN ROUSSILLON est constituée à 50/50 entre la Société GT VACANCES et la Société SENSELIA 2007 (domiciliée à Gérone en Espagne) le PDG étant  Jean GARSAU.

·         A noter que la Société SENSELIA PROMOTION, filiale de l’entité espagnole SENSELIA 2007, et partie prenante de l’opération, a été mise en liquidation judiciaire le 16 avril 2010 par le Tribunal de Commerce de Montpellier.

Le rapport spécial du commissaire aux comptes sur les conventions réglementées,  de l’exercice clos le 31 décembre 2009, fait apparaître que la  société SYLVAREAL doit à la société GT VACANCES une somme de 124 k€ au titre des avances de trésorerie. Il apparaît clairement que Jean GARSAU utile la trésorerie de GT VACANCES pour financer ses projets nouveaux avec l’argent des loyers qu’il ne verse pas aux copropriétaires des résidences du Groupe…… mais passons les élus sont confiants !

En 2008, les investisseurs devenus frileux  planchent sur un projet moins ambitieux…………. Puis le projet s’essouffle petit à petit.

Et en avril 2010, la société SYLVAREAL filiale de GT VACANCES et donc désormais de CELA FINANCES jette l’éponge et annonce officiellement ne plus être en mesure de mener à bien son projet prétextant la crise économique !

Pour mémoire en avril 2010 le dossier des Chais Monnet était engagé depuis moins d’un an.

Le souci, c’est qu’entre temps, la commune de Sylvanès s’est énormément mouillée en contractant un emprunt de 2 M€ pour réaliser d’importants travaux d’assainissement et la construction d’une station d’épuration à la mesure du projet. Cette station pouvant traiter les eaux usées de 2300 équivalent habitants alors que la commune n’en compte que 117.

Le conseil général  investit plusieurs millions d’euros dans ce projet, via le syndicat mixte, la mise à disposition du foncier et des infrastructures.

Depuis, le Syndicat mixte créé pour l’émergence du projet thermal a été dissout, SENSELIA PROMOTION est en liquidation judiciaire, GT VACANCES à déposé son bilan et se trouve en redressement judiciaire, le projet est  toujours au point mort et les bains demeurent une belle endormie en ruine………...Le Maire de Sylvanès, lui, espère toujours trouver un autre promoteur.

Après l’abandon des projets de Centre Thermal de Saint Jean d’Angely et d’aménagement des Lacs de Haute Charente, ce dossier exemplaire montre un promoteur sans scrupule qui ne respecte pas ses engagements

Désormais, et contrairement aux élus de l’Aveyron, vous savez à qui vous allez confier les clefs des Chais Monnet.

Il est vrai que le Groupe CELA n’est engagé en rien avec la ville de Cognac puisque vous avez signé un compromis de vente avec une société créée pour la circonstance  sans jamais vouloir prendre les garanties indispensables à ce type de dossier et ce malgré trois avenants.

Vous avez pourtant tout accepté du Groupe CELA,

·         Vous avez commandé une étude de faisabilité au Cabinet MALIVA (22 K€),

·         Vous avez fait réaliser la Maquette du projet (11 K€),

·         vous avez retiré la demande de classement que nous avions déposée auprès de la DRAC et gelé la ZPPAUP,

·         Vous vous êtes engagé à réaliser différents travaux, démolition de chais, VRD, parking public éclairé et paysagé d’au moins 200 places, rue nouvelle de contournement, esplanade (sans jamais en chiffrer le coût),

·         Vous aviez voté puis annulé la construction d’un Pôle des Musiques Actuelles pour 2,5 M€ qui devait s’inscrire en cohérence avec l’équipement aqua-bien-être de CELA, lui aussi, bien vite abandonné,

Si l’on ajoute :

La légèreté avec laquelle vous avez réussi à convaincre la Région, le Département et la CDC à voter 450 K€ de subvention au Groupe CELA.

Le fait, que la ville porte un terrain de 1,8 M€ financé par emprunt et dont les intérêts courent et nos impôts avec.

Vous comprendrez que ces nouveaux éléments confortent nos craintes concernant un groupe qui n’a visiblement plus les moyens de ses ambitions.

Devons nous  attendre, encore,  près de 2 ans et la signature de l’acte authentique et le paiement du terrain, pour savoir si le Groupe CELA sera en mesure de prendre le relais de la Société TERRIADE ?

Allez-vous vous obstiner à ne pas vouloir voir la vérité en face ?

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